Réfléchir

Mon problème de surconsommation, ça se soigne docteur?

Je ne suis pas très active ces derniers temps parce que je me suis mis au ménage de ma cabane! Je désencombre pour la 100e fois de ma vie et cette fois, je me paye une vraie réflexion en lien avec tout ce que j’achète d’inutile! Et j’ai le temps de réfléchir car je passe mes journées à faire mes petites annonces et à discuter avec les acheteuses potentielles et à me faire planter là quand c’est le temps de faire la transaction! C’est plaisant de vendre sur le net, selon mes propres statistiques, c’est plus d’une personne sur 2 qui ne se présente pas au rendez-vous fixé. La joie…

Mon problème de surconsommation, ça se soigne docteur? - Jardine ta vie
Crédit photo : Caroline Vallières

Depuis le début de mon ménage, j’ai empoché près de 300$ et j’ai le potentiel pour me rendre bien au delà de ce montant mais je n’aurai la patience nécessaire pour continuer longtemps.

Mon problème de surconsommation, ça se soigne docteur?

Comme je le disais, je réfléchis beaucoup à ma manière de consommer, quand j’analyse ce que j’ai à vendre, je suis quand même rassurée!

L’objectif de départ était de désencombrer la maison et je suis contente d’avoir décidé d’investir mon temps à analyser tous nos objets et d’avoir fait mes annonces. L’exercice est extrêmement long et pénible à faire mais il donne de bien meilleurs résultats que ma méthode d’avant qui consistait à aller remplir les conteneurs dans les stationnement et à recommencer mon ré-encombrement aussitôt, faute d’avoir réfléchi!

Ma réflexion m’a amené à faire plusieurs constats intéressants. J’ai réalisé que je ne surconsomme pas dans tous les domaines, du coup, ça me permet de cibler mes points faibles pour faire attention à l’avenir.

Les constats

Mes réflexions m’ont amené à faire ces quelques constats :

  • J’arrête de réfléchir complètement quand il s’agit d’achats pour mes enfants.
  • J’arrête de réfléchir devant des étiquettes rouges.
  • Je baisse la garde dans les magasins où je suis sensé économiser (Costco, Dollarama, Walmart…)
  • Pour le magasinage en ligne, je suis prête à dépenser plus pour des choses que je n’ai pas besoin pour économiser les frais de livraisons…

Ça m’a aussi amené à faire d’autres constats sur ce que ça amène de négatif dans nos vies.

  • J’ai réalisé que je n’ai pas le même rapport aux objets selon le prix que je les paye. Je vous donne l’exemple des mitaines du Dollarama versus des jolies mitaines confectionnées par une artisane qui m’ont coûté nettement plus cher. Les premières, on peut en perdre 10 par année sans que je bronche et pour les 2e, je peux faire tout un cinéma quand j’en égare une.
  • Le constat facile est que que notre maison est un perpétuel bordel qui nous affecte qu’on le veuille ou non. Pour me déculpabiliser je met un joli aimant sur le frigo et ça marche un temps… hi hi…
  • Du côté monétaire, bien que mon problème ne soit pas assez grave pour nous endetter, c’est quand même de l’argent qui n’est pas utilisée à bon escient.

C’est le 1er constat qui concerne mon rapport aux objets qui m’a fait comprendre que pour mes enfants, je suis la personne la plus incohérente du monde. Je passe ma vie à leur dire de faire attention aux objets qui les entourent et en même temps, 4 fois sur 5 je dis que c’est pas grave quand ils brisent ou perdent les choses parce que je les ai eu à prix d’amis!!! Comment peuvent-ils savoir que la mitaine perdue vaut 2 ou 20$… ha ha…

Je me suis toujours dit que je voulais que mes enfants aient un rapport à l’argent sain, qu’ils consomment de manière responsable, qu’ils soient informées et conscient des choix qu’ils font…. Ben là, faudrait peut-être que je commence à donner l’exemple….

Des stratégies pour rectifier le tir?

MON PROBLÈME DE SURCONSOMMATION, ÇA SE SOIGNE DOCTEUR? | Jardine ta vie
Crédit photo : JESHOOTS – Pixabay

J’ai décidé de faire du magasinage conscient! Je ne sais pas si j’invente ou non le concept mais c’est comme ça que je le vois.

Mes dérapages en matière de consommation se trouvent surtout aux rayons pour enfants, dans les jouets et les vêtements. J’ai donc fait l’inventaire et j’ai une liste à jour de nos besoins. Avec cette liste, je me dis que ce sera plus facile de remettre un potentiel 10e pantalon sur le présentoir… hi hi…

Je me suis engagé envers moi-même à ouvrir mon téléphone chaque fois que j’allais mettre des trucs pour les enfants dans le panier. Il me faudra regarder ma liste, pour ne plus me mentir même si je suis devant l’aubaine du siècle et que j’aime tellement l’objet en question.

Réflexions

Après cette belle analyse de mes comportements, je suis 100% certaine que même si je suis une géniale chasseuse d’aubaines, je n’épargne pas du tout. Pire encore, je dépense plus que nécessaire pour combler nos besoins. J’ai la certitude que serais bien plus gagnante à plusieurs niveaux à acheter des trucs qu’on aime que des compromis à bons prix.

Ça y est, je m’y mets et je commence à donner l’exemple… Je commence aujourd’hui même un défi de 100 jours où l’objectif ne sera pas de ne rien acheter mais de faire des achats réfléchis. 🙂

2 thoughts on “Mon problème de surconsommation, ça se soigne docteur?

Comments are closed.